juillet 2020

Le coin du web des Autres Possibles

Nouveau ! Les Autres Possibles est un magazine papier mais parfois il se décline en ligne ici. Au menu : des compléments d’infos sur nos enquêtes, des archives offertes des numéros parus ou épuisés, et, quand on le pourra, des exclusivités 100% web.    

Confinement : quelle solutions locales pour les femmes victimes de violences ?

Le confinement imposé pour lutter contre le virus Covid-19 risque d’isoler davantage les femmes victimes de violences. Les associations et les centres d’aides locaux et nationaux se mobilisent.

Illustration : Géraldine Polès pour notre numéro #19
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“Il est déconseillé de sortir. Il n’est pas interdit de fuir.” Le confinement imposé pour lutter contre la propagation du virus Covid-19 risque d’isoler davantage les femmes victimes de violences. Les associations et les centres d’aides locaux et nationaux se mobilisent :

LOCALEMENT

→ L’Association Solidarité Femmes Loire-Atlantique maintient et renforce son service téléphonique : 02 40 12 12 40. 

→ Le Planning Familial Loire-Atlantique a été contraint de fermer son local d’accueil, mais reste à l’écoute et peut réorienter : 02 40 20 41 51 pour joindre l’antenne locale / Le numéro vert national : 0800 08 11 11

Citad’elles, lieu nantais d’accueil et d’écoute pour les femmes victimes de violences, reste ouvert mais s’adapte aux nouvelles conditions sanitaires. Il demande d’appeler avant de se déplacer : 02 40 41 51 51 (24/24 et 7/7). Les coordinatrices de parcours peuvent proposer un rendez-vous sur place, 8 boulevard Vincent Gâche 44200 Nantes, avec possibilité de mise en sécurité.

→ Le Bureau d’aide aux victimes (commissariat Waldeck Rousseau à Nantes) reste actif en journée : 02 53 46 71 56

AU NIVEAU NATIONAL

→ L’association Resonantes, qui fait de la sensibilisation aux violences faites aux femmes et développe des outils innovants à leur service, a mis au point, en 2015, App-Elles : une application gratuite et solidaire des femmes et des filles victimes de violences. Cette appli permet entre autres de s’informer, d’alerter ses proches ou encore de collecter des preuves. Elle est toujours active et disponible sur les plateformes de téléchargement.

Le numéro national, le 3919, fonctionne toujours. Il propose une écoute, de l’information et oriente les femmes victimes de violence qui le souhaitent vers les dispositifs d’accompagnement et de prise en charge.

Les femmes en difficulté peuvent se présenter dans les pharmacies du pays pour dénoncer leur conjoint discrètement. Le pharmacien préviendra la police qui déclenchera une intervention à domicile. Si elles ne peuvent pas s’exprimer librement, elles peuvent utiliser le code “masque 19″ : à dire ou à écrire au comptoir de la pharmacie.

→ Un numéro d’écoute pour les auteurs de violences a également été mis en place par le gouvernement : le 08.019.019.11 est une ligne ouverte du lundi au dimanche, de 9h à 19h, en lien avec la Fédération nationale d’accompagnement des auteurs de violences (Fnacav). Le but est d’écouter les hommes qui se sentent proche du passage à l’acte pour prévenir les violences.

L’ADSF – Agir pour la santé des Femmes – lance un appel à dons et rappelle également son numéro de téléphone pour signaler des femmes (avec ou sans enfant.s) sans-domicile : 01 78 10 79 25.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

UNE INITIATIVE INSPIRANTE EN GIRONDE 

L’Atelier Remuménage, une association qui propose des services de déménagement solidaire et écologique pour pro et particulier en Gironde, organise régulièrement les déménagements express de femmes victimes de leurs conjoints, à Bordeaux et dans sa métropole. Elle poursuit cette mission durant la durée du confinement.

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