Opération Déconnexion : mission impossible ?
En France, une personne sur quatre passe plus de 5 heures par jour sur les écrans pour un usage personnel. De quoi donner à certain·es l’envie de ralentir leur consommation d’écrans. Mais est-ce seulement possible dans une société hyper-connectée ? Pour y réfléchir, direction Bruxelles, pour voir si nos voisin·es belges s’en sortent mieux que nous.
Reprendre le contrôle sur vos écrans, l’idée vous tente ? Alors, vous faites peut-être partie des 4 Français·es sur 10 qui jugent excessif leur temps consacré aux écrans, donnée issue du Baromètre 2025 du numérique - Arcom / Arcep. Mais comment faire ? Prendre une photo, consulter son chemin ou des infos, discuter avec ses proches, caler un rendez-vous médical, faire ses courses, voire même passer un coup de fil… La liste des raisons (bonnes ou moins bonnes) de dégainer son smartphone est infinie… Comme autant de laisses invisibles envers cet outil aussi pratique qu’intrusif. Question piège en forme de test : cap ou pas cap de se séparer de son “doudou numérique” pendant 24h ? Réponse négative pour une majorité de Français·es. Selon le Baromètre du numérique, 65% des Français ne peuvent se passer de leur smartphone plus d’une journée pour un usage personnel. Une situation de dépendance qui a de quoi alerter.
Alors, quoi ? On se déconnecte, on débranche tout et on se parle - de nouveau - de vive voix - façon sevrage forcé ? Plus facile à dire qu’à faire. Imaginer la déconnexion à l’échelle de la métropole nantaise, c’est l’objectif que s’est fixé la mission Innovation et Numérique de Nantes Métropole. Pour y réfléchir, une délégation d’acteur·ices du numérique et de l’éducation aux médias à Nantes (PING, Fragil, la Maison du Libre, et Les Autres Possibles ) s’est rendue à Bruxelles les 29 et 30 septembre 2026. C’est là que se tenait une réunion de l’AIMF - l’Association Internationale des Maires Francophones, consacrée à la déconnexion.
Si les usages du numérique diffèrent d’Agadir à Montréal, un besoin revient dans toutes les bouches : ne pas subir le numérique, mais en retrouver la maîtrise.

Pour mettre à distance les GAFAM, certains à Bruxelles accompagnent la transition vers les logiciels libres (coucou l’asso TactiC ), d’autres insistent sur l’esprit critique à travers la pratique artistique (coucou l’asso Constant). Des initiatives inspirantes… Et nous à Nantes, alors ? Aux Autres Possibles, on a des idées dans les cartons. Affaire à suivre…
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