Le conflit évoqué dans ce récit, autour d’un tout petit chemin de campagne, nous a surpris·es par son ampleur, sa durée et la détermination de ses protagonistes, de part et d’autre. S’il ne reflète pas la majorité des situations des chemins ruraux en France, il n’en illustre pas moins l’importance que ces chemins ont pour les habitant·es du pays : entre attachement au patrimoine naturel et historique, enjeux d’avenirs et problématiques d’exploitation pour les agriculteur·rices. Comme le rappellent les témoins de notre histoire, nos parents, grands-parents et arrières les parcouraient pour se retrouver, se réfugier, cueillir... Si les plus empruntés sont devenus nos routes, les plus pittoresques nos itinéraires de randonnées, que deviennent les plus petits ? Ceux qui ne croisent pas de grands panoramas, dont les bas-côtés sont envahis d’orties. Faut-il les abandonner ? Le risque serait de perdre, dans les campagnes peu touristiques, l’accès à la nature, au sauvage et à des modes de déplacement doux disponibles pour le plaisir, ou pour le quotidien. Ce serait dommage.
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#51 CHEMINS RURAUX
Qui osera vendre nos chemins de campagne ?
Sommaire
Récit
Une histoire de chemins
par : Nolwenn Perriat
Décryptage
Le cadastre et le territoire
par : Nolwenn Perriat
Actualités
la valse des ministres écolos-mais-pas-trop
par : Marie Bertin
Revue de presse
La revue de presse des médias indé
par : Marie Bertin
C’est l’histoire rocambolesque d’un tout petit bout de chemin de campagne. Là, au bord de l’Anjou rural, une famille d’agriculteur·rices — dont l’actuelle présidente de la chambre d’agriculture de Loire-Atlantique — a décidé d’en devenir la propriétaire. Mais son affaire — qui nous mènera jusqu’au ministère ! — se heurte à l’opposition farouche de randonneur·ses et d’habitant·es déterminé·es à sauvegarder leurs chemins communaux. Une histoire qui raconte nos campagnes, la place qu’on y fait aux communs, et nous invite à considérer nos droits à pouvoir arpenter nos territoires, aussi librement que possible...





