De quoi s'occuper l'esprit avec d'autres possibles tout proches de nous | Les Autres Possibles

De quoi s’occuper l’esprit avec d’autres possibles tout proches de nous

Capture d’écran du film Martha & les oiseaux d’Étrange miroir.

Le temps est long, le ciel est bleu… Les Autres Possibles sont confinés mais repèrent de-ci de-là des pépites artistiques et ludiques locales pour s’aérer les méninges.

Publié le 24 avril 2020
Illustration : capture d’écran du film Martha & les oiseaux (Étrange miroir)
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Regarder 8’50 de poésie documentaire

Rentré juste avant le confinement, le collectif d’expérimentations artistiques et documentaires Étrange miroir, basé entre Nantes et Clisson, a publié cette semaine ce petit film, fruit d’un atelier mené dans une école entre février et avril lors d’une résidence dans la communauté d’agglo d’Hénin-Carvin, dans le nord de la France. Étrange miroir y a questionné le territoire et son histoire à travers le regard des femmes, pendant plusieurs semaines. Ici, un portrait délicat de Martha, interrogée par des enfants, mis en dessins (d’enfants aussi) et en musique, qui fait écho au lien intergénérationnel dont il est beaucoup question en ces temps confinés.


Lire des BD locales avec une nouvelle librairie

Le tout jeune café-librairie associatif Les Boucaniers, dédiée à la BD indépendante de la région, a ouvert une boutique en ligne avec un service « à emporter » (pour les BD, pas pour le café !) de l’intégralité de son catalogue. Le projet des Boucaniers, porté par des éditeurs locaux de bande dessinée comme Rouquemoute ou Vide Cocagne, a ouvert ses portes juste avant le confinement.

→ Au passage, on en profite pour vous dire que la BD Petit traité d’écologie sauvage – Tome 1 d’Alessandro Pignocchi (Steinkis, 2017) est en lecture libre.


Lire aussi : Confinement et crise sanitaire, la BD locale nous en parle


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Écouter des œuvres d’art

Les personnes porteuses d’un handicap visuel peuvent aussi profiter des collections de musées mises en ligne durant le confinement. Le Musée d’arts de Nantes s’associe avec Souffleurs d’images, un programme porté à l’année par le Centre recherche théâtre handicap. Le principe est simple : en prenant rendez-vous avec Souffleurs d’images, il est possible d’être contacté pas téléphone pour entendre la description d’une des 23 œuvres sélectionnées par le musée. Ce sont des étudiants en arts ou des artistes bénévoles qui proposent les audio-descriptions.

→ Contact : contact@souffleurs.org / 06 40 65 69 38


Dessiner un pangolin

Tic tac… Plus que quelques jours pour répondre à l’appel de CHKP édition, qui propose à qui le souhaite de dessiner un pangolin en noir et blanc, format paysage (12,5cm x 9cm). Pourquoi ces contraintes ? Pour produite une édition collective en sérigraphie, dont les ventes seront reversées à L’Autre cantine, asso de solidarité avec les exilé·e·s.

→ Envoyer les œuvres avant le 30 avril à chkpedition@gmail.com

 


Sortir au spectacle (en intérieur)

Le Confisteval démarre ce vendredi : jusqu’au 30 avril à minuit, des spectacles et performances de clowns, acrobates ou musiciens sont diffusés sur le site du Bloc 13, lieu dédié au spectacles et à la création visuelle. Le festival est organisé en soutien au Collectif de soutien migrants : la programmation est accessible gratuitement mais il est possible de payer sa place qui sera alors reversée à l’asso.


En apprendre plus sur les semis

Parce que le printemps, c’est maintenant ! L’association nantaise de promotion de l’agriculture urbaine ECOS propose un récap utile sur les semis, pour celles et ceux qui ont un jardin ou des jardinières sur leur balcon. C’est parti pour les graines de concombre, tomate et autres aubergines, pour un été rempli de saveurs et de la fierté d’avoir cultivé son lopin de terre. Au passage, ECOS recommande l’écoute de ce podcast très bien documenté sur les semis :


Cheminer vers l’autonomie

France 3 Pays de la Loire a mis en ligne le film Autonomes de François Bégaudeau, tourné en Mayenne. Une fresque sur celles et ceux qui ont choisi de s’extraire de la logique d’un monde capitaliste pour y vivre mieux.


Lire aussi : Habiter son monde, le défi collectif de l’écohameau


En bonus : cogiter avec Foucault

Un ou des anonymes ont « libéré » les cours du philosophe Michel Foucault donnés au Collège de France entre 1972 et 1984. Ils sont mis à l’écoute selon un procédé qui ne coche probablement aucune case de l’attestation dérogatoire du déplacement de la propriété intellectuelle, mais tant pis. Ça s’appelle Free Foucault et ça commence avec « Naissance de la biopolitique », terme proposé par Michel Foucault pour désigner une politique qui ne porte plus sur les territoires mais sur la vie des individus. Vivrions-nous une période foucaldienne, comme s’interroge Le Monde cette semaine ?

 

 

À lire aussi sur Les Autres Possibles

→ Des articles sur les acteurs locaux de la solidarité en période d’épidémie de Covid19
→ Des articles tirés de nos numéros papier à (re)lire gratuitement