Le calendrier (de l'avent) des Autres Possibles : Retour sur 23 initiatives locales, jour après jour ! | Les Autres Possibles
avril 2021

Le coin du web des Autres Possibles

Nouveau ! Les Autres Possibles est un magazine papier mais parfois il se décline en ligne ici. Au menu : des compléments d’infos sur nos enquêtes, des archives offertes des numéros parus ou épuisés, et, quand on le pourra, des exclusivités 100% web.    

Le calendrier (de l’avent) des Autres Possibles : Retour sur 23 initiatives locales, jour après jour !

Hors la Loire LAP #23 ville Stéphane Mahé

Une initiative par jour, pendant 24 jours, tirée de nos 24 premiers numéros. C’était l’idée de notre calendrier de l’avent fin 2020. L’occasion de redécouvrir ces projets locaux inspirants, et de mesurer le chemin parcouru par chacun d’entre eux depuis leur première rencontre avec la rédaction du magazine !

Mardi 1er décembre – Scopéli !

Scopéli, c’est le supermarché coopératif et participatif nantais. Pour y faire leurs courses, les clients achètent une part de la coopérative et donnent, chaque mois, 3 heures de leur temps pour tenir la caisse, gérer les stocks, servir les clients en fromage, viande, condiments… Bref, ils font tourner la boutique !

Nous les avions rencontré fin 2016 alors qu’ils n’étaient encore qu’une dizaine à se réunir pour réfléchir au projet…

Ils sont désormais 2000 ! Et la coopérative a trouvé sa place dans l’agglomération : le magasin s’est installé à Rezé, dans la zone commerciale d’Atout Sud. Il a ouvert en avril 2019, après 18 mois d’expérimentation.

→ On parlait de Scopéli dans notre numéro #01 « Manger local, ça peut hyper marcher » (épuisé)

Mercredi 2 décembre – FAI maison !

Nous les avions rencontré en 2017 : FAImaison est un Fournisseur d’accès à internet associatif et nantais ! À la différence des FAI comme Free, SFR ou Bouygues, FAImaison s’engage à ne jamais revendre vos données personnelles.

Et pour être sûr de garder le contrôle, il les stocke lui-même dans un « datacenter », à Rezé. Depuis notre reportage, l’association poursuit sa mission sans relâche : promouvoir le développement d’un internet respectueux des droits et libertés de chacun·e, et défendre la neutralité du Net. Ses membres se réunissent régulièrement.

→ On parlait de FAImaison dans notre numéro #02 « Vie numérique : bienvenue en zone libre »

Il existe près de 2000 fournisseurs d’accès à internet en France ! (© Thibault Dumas / Les Autres Possibles)

Jeudi 3 décembre – la ZAD !

La ZAD de Notre-Dame-des-Landes, c’est une initiative locale devenue internationale ! En février 2017, nous avions laissé de côté le projet d’aéroport pour nous intéresser au lieu de vie et d’expérimentation politique que représentait la zone : auto-organisation, assemblée des habitants, décisions au consensus, gestion des conflits par médiation, etc. 

Trois ans plus tard, alors que le projet d’aéroport n’est plus qu’un lointain souvenir, le lieu de vie est toujours là et se bat pour continuer l’expérience ! On espère pouvoir y retourner bientôt pour prendre des nouvelles 😉

→ On parlait de la ZAD dans notre numéro #03 « Démocratie ? Toi même ! »

Vendredi 4 décembre – Bout’ à Bout’ !

En août 2016 naissait, à Nantes, l’asso Bout’ à Bout’ : un projet visant à redévelopper la consigne des bouteilles en Pays de la Loire. “Pour recycler des contenants en verre, il faut les brûler à 1500 °C pendant 24h, ce qui est très énergivore. Les laver et les réutiliser permet d’économiser 75% d’énergie !” nous expliquait alors Célie Couché, sa fondatrice.

Elle était alors seule à porter son projet, bénévolement. Désormais ils sont 5 à le faire avancer ! Des forces nécessaires pour parvenir à s’implanter à l’échelle régionale, lever les financements pour s’équiper d’une laveuse industrielle, convaincre les producteurs d’utiliser des bouteilles calibrées pour la consigne et les distributeurs de les collecter… Bref, affaire en cours et à suivre de près !

→ On parlait de Bout’ à Bout’ dans notre numéro #04 « Quand la récup’ donne donne donne »

© Stéphane Mahé/Les Autres Possibles

Samedi 5 décembre – LOCI !

En 2017, nous avions rencontré les fondateurs de l’asso LOCI, “lieu” en latin, qui organisait des concerts en appartement. Une façon de parer au manque de lieux de fête nocturne… Et de créer des ambiances intimistes avec les musiciens invités. L’adresse était communiquée à la dernière minute pour éviter la foule et pour chaque concert, le timing était serré : installation du matériel vers 16h, arrivée du public à 18h, puis concert et à 21h, tout était remballé ! 

LOCI n’est plus active mais d’autres assos et collectifs proposent des soirées sur un principe proche comme LAMA44 (Les Autres Musiques Aujourd’hui), Hors-Lits ou Chacun chez Moi. Les restrictions actuelles interdisent la pratique… Plus pour longtemps, espérons-le !

→ On parlait de LOCI dans notre numéro #05 « Danser jusqu’au bout de la nuit »

© LOCI / R. Loizeau

Dimanche 6 décembre – ECOS !

Au printemps 2017, on zoomait sur une initiative d’ECOS : le prêt de jardins à Rezé. Des propriétaires qui ont un jardin mais n’ont plus le temps ou l’énergie de l’entretenir sont mis en relation avec des habitants en quête d’un lopin de terre pour y installer un potager. Une alternative intéressante quand on sait que le délai pour obtenir une parcelle dans les jardins familiaux de l’agglomération nantaise est d’environ trois ans ! 

Le prêt de jardin est toujours une des activités phares de l’asso dédiée à l’agriculture urbaine : elle fédère 50 propriétaires et jardiniers à Rezé et maintenant à Nantes ! À bon entendeur : pour satisfaire les jardiniers en attente, l’asso recherche de nouveaux propriétaires… 

Parallèlement, Ecos poursuit ses autres actions : animation d’une pépinière de quartier à Doulon et d’un cycle de cours et ateliers pratiques.

→ On parlait d’ECOS dans notre numéro #06 « Des jardins dans la ville »

© Stéphane Mahé/Les Autres Possibles

Lundi 7 décembre – Les CJS !

Pour le premier numéro estival, nous avions choisi le thème des… vacances ! (Original, n’est-ce pas ?) L’occasion de vous parler des coopératives jeunesse de services (CJS) qui entamaient leur 4e saison sur l’agglo nantaise. 

Le principe des CJS est né au Canada : le temps de l’été, 15 jeunes encadrés par des animateurs créent une coopérative pour proposer des services payants aux particuliers et aux entreprises. Gardiennage d’animaux, lavage de voitures, jardinage… À l’issue de la saison, les jeunes se partagent la recette sous forme d’un salaire et repartent avec une première expérience de création d’entreprise collective.

En 2017, on comptait quatre CJS en Loire-Atlantique, toutes dans l’agglo. Elles sont sept désormais : Saint-Herblain, Saint-Sébastien-sur-Loire, Rezé, Nantes, Orvault, Erdre&Gesvres, et Saint-Nazaire.

→ On parlait des CJS dans notre numéro #07 « Qu’est-ce que tu fais pour les vacances ? »

© Thibault Dumas/Les Autres Possibles

Mardi 8 décembre – SupporTerre !

Objectif de SupporTerre, lancé au printemps 2017 : rendre le monde du sport plus respectueux de l’environnement. “Les terrains de football français consomment autant d’eau à l’année que 2 millions d’habitants”, avançait alors dans nos pages Aurélien Toncelli, le fondateur de l’asso.

L’ex consultant en marketing et communication nous racontait vouloir créer un centre de ressources pour les clubs et évènements sportifs soucieux de réduire leur impact. Autre projet dans les cartons : la création de la première recyclerie de matériel sportif de la région, pour allonger la durée de vie des vêtements et équipements sportifs. 

Presque 4 ans plus tard, le projet s’est concrétisé : la recyclerie du sport de SupporTerre a ouvert en août 2019, au 29 rue Corentin-Bourveau, à deux pas de la mairie de Doulon, à Nantes. Aurélien Toncelli a été rejoint par Julie Chalaux, co-directrice de la boutique. L’association récupère entre 5 et 10 tonnes de matériel par an !

→ On parlait de SuppoTerre dans notre numéro #08 « Ils font bouger le sport »

Mercredi 9 décembre – Hors les murs !

Dans notre numéro consacré aux initiatives solidaires des mineurs isolés étrangers, on vous présentait Hors les Murs : une école d’éducation populaire montée en avril 2017 à Nantes pour accueillir les jeunes exilés exclus du système scolaire. Mathématiques, français, culture générale, grâce à hors les murs, ils ont accès à des cours d’enseignement généraux menés par des bénévoles plusieurs fois par semaine.

Depuis notre sujet, le projet s’est renforcé. Même si l’épidémie de Covid a mis le projet en pause temporairement, en plus des cours, Hors les Murs propose désormais des ateliers : informatique, théâtre, couture, jeux de société… Et des sorties culturelles.

→ On parlait de Hors les murs dans notre numéro #09 « Jeunes exilés & citoyens solidaires »

© Hors Les Murs

Jeudi 10 décembre – Les militant·es de la santé sexuelle !

Dans notre numéro consacré à la libération de la parole autour de la sexualité, nous avions rendu visite aux associations nantaises qui militent pour la santé sexuelle de toutes et tous : Le Planning Familial, mais aussi SIS-Animation ou encore Nosig, le centre LGBTQI+ nantais.  

A l’époque, les militantes du Planning Familial manifestaient contre la précarisation des associations, Nosig s’était vu retirer une subvention par la région, et SIS-Animation avait dû fermer son antenne d’Angers, faute de moyens. (Lire notre article complet)

Depuis, le Planning Familial et Nosig poursuivent leurs activités de sensibilisation et d’accompagnement. En revanche, SIS-Animation n’existe plus dans l’ouest, après Angers, l’antenne Nantaise a dû fermer également, face au manque de subventions.

→ On parlait de santé sexuelle dans notre numéro #10 « Sexe : quand est-ce qu’on communique ? »

© Stéphane Mahé/Les Autres Possibles

Vendredi 11 décembre – Moneko !

Les monnaies locales, kézako ?! Des monnaies parallèles qui favorisent l’économie réelle et locale, grâce à quelques règles simples : par exemple, la monnaie est périssable, ou utilisable uniquement dans un réseau de commerçants locaux labellisés.

Dans le numéro consacré à la finance solidaire, on vous présentait le Retz’L et la SoNantes : les monnaies locales de la région nantaise. Depuis, les deux monnaies ont fusionné pour donner naissance, tout récemment, à Moneko, la nouvelle monnaie locale écocitoyenne de Loire-Atlantique !

On dit ça comme ça, il semblerait qu’elle organise son propre marché de Noël en ligne… Et on peut même s’offrir Les Autres Possibles en Moneko !

→ On parlait de monnaies locales dans notre numéro #11 « Nous aussi on peut détourner l’argent »

© Moneko

Samedi 12 décembre – To good to go !

Qu’est-ce qui a valu à Guy Gicquel, maraîcher bio à Legé, son portrait dans Les Autres Possibles ? À l’époque, il utilisait une toute nouvelle appli pour lutter contre le gaspillage dans sa production : Too good to go ! (Lire notre article complet)

Lancée dans l’Ouest en 2016, l’appli permet à des producteurs et des magasins de vendre des paniers ou des repas à prix cassés pour leur éviter la poubelle. Il y avait alors quelque 4000 clients inscrits dans la région pour à peine une centaine de professionnels partenaires… Depuis l’appli a fait du chemin : selon sa communication, elle compterait à ce jour 7,4 millions d’utilisateurs en France et plus de 15 000 commerçants partenaires.

→ On parlait de gaspillage alimentaire dans notre numéro #12 « Producteurs d’origine concernée »

© Stéphane Mahé/Les Autres Possibles

Dimanche 13 décembre – Les tiny houses !

L’habitat léger ? C’est un habitat permanent mais réversible, à l’image des yourtes, des caravanes ou encore… des tiny house, ces petites maisons d’environ 6 mètres sur 3, construites sur remorque. 

Dans notre numéro 13, nous avons rencontré l’entreprise Baluchon, fabricante de Tiny house tout juste installée dans le vignoble nantais, et parmi les pionnières dans ce domaine. À l’époque, sa fondatrice nous expliquait les difficultés légales que rencontrent les propriétaires de ce genre d’habitat léger pour s’installer… Comme Manon et Tom, par exemple, contraints de démonter leur cabane au Landreau (Lire notre article complet).

Est-ce plus simple aujourd’hui ? Une chose est sûre : ces petites maisons font de plus en plus d’adeptes, et certaines communes commencent à les intégrer à leur urbanisme. Rezé, dans l’agglo nantaise, a inauguré un village de Tiny house en 2020, une première en France.

→ On parlait de tiny houses dans notre numéro #13 « Toi toi mon toit »

Lundi 14 décembre – Les pâtes au beurre !

Derrière ce nom évocateur de l’enfance, se cache un lieu d’accueil dédié à la santé psychique des parents et des enfants. Fondé en 1999 sur l’agglo nantaise par Sophie Marinopoulos, psychologue spécialiste des questions de l’enfance et de la famille, l’objectif de ce lieu unique en son genre est simple : offrir une écoute attentive et professionnelle aux parents grâce à une équipe de psychologues, psychomotriciens et psychiatres. C’est gratuit, anonyme et sans rendez-vous. Et on peut y venir avec ou sans ses enfants. (Lire notre article complet)

Forte de ses 20 ans d’existence, l’asso des Pâtes au beurre a essaimé dans de nombreuses autres villes françaises, comme Paris, Vannes, ou Poitiers. En 2020, durant le premier confinement, l’asso a ouvert une ligne téléphonique professionnelle pour échanger avec les parents en difficulté.

→ On parlait des Pâtes au beurre dans notre numéro #14 « Dis, comment on fait les parents ? »

Mardi 15 décembre – L’hôpital de la faune sauvage !

Dans notre numéro 15, on partait en reportage au CVFSE, le centre vétérinaire de la faune sauvage et des écosystèmes de Nantes. Il recueille et soigne environ 2000 animaux par an, dont 75% d’oiseaux et 25% de mammifères.

Ses missions : soigner, observer, et sensibiliser les habitants au respect de la faune sauvage en expliquant les bons gestes… et les mauvais ! Nourrir les hérissons, par exemple, les rend obèses et malades…Installé Route de Gachet, près de l’Erdre, il poursuit sa mission en équipe avec les deux autres centres de la région : le refuge de l’Arche à Château-Gontier et le Centre de sauvegarde de Saint Denis Du Payre, en Vendée.

→ On parlait du CVFSE dans notre numéro #15 « Biodiversité : la petite bête qui gronde »

Mercredi 16 décembre – Compostri !

Dans notre numéro 16, on vous présentait l’asso Compostri, fondée en 2007, qui accompagne l’installation des composteurs collectifs de quartier sur l’agglo nantaise. (Lire notre article complet) 

Ses composteurs permettent aux riverains de vider leurs déchets organiques une à deux fois par semaine et de les transformer en humus qui sera réutilisé dans les jardins publics ou partagés. L’asso s’occupe des autorisations pour placer les bacs sur l’espace public ou dans les résidences, et forme un habitant référent qui veillera aux bonnes pratiques sur place : remuer le compost, vérifier qu’on y met pas n’importe quoi…

Lors de la parution de ce numéro, en août 2018, l’asso comptait 200 composteurs installés sur l’agglo, pour 2500 foyers utilisateurs. Même si la progression a été un peu freinée par les confinements, deux ans plus tard, 50 composteurs supplémentaires ont trouvé leur place dans l’agglo.

→ On parlait de Compostri dans notre numéro #16 « Ordure ! J’aurai ta peau ! »

Jeudi 17 décembre – Avenir Santé 44 !

L’asso Avenir Santé est implantée depuis une dizaine d’années aux Dervallières, au nord de Nantes. Elle est engagée pour la santé des 12 – 25 ans, notamment dans la lutte contre les addictions, le thème de notre numéro #17.

Sa particularité : ses équipes mobiles sillonnent chaque mois les lieux où les ados se retrouvent près de chez eux ou en centre-ville pour aller à leur rencontre. Objectif : informer et accompagner sans juger. “On essaie de trouver des solutions adaptées à chacun. Par exemple, faire comprendre que sur le plan de la santé, la beuh, c’est toujours mieux que le shit”, nous exposait alors l’une des salariées nantaises de l’asso : l’herbe serait de 5 fois moins toxique.

L’association qui a fêté ses 20 ans en 2019, dispose désormais d’antennes dans 10 régions de France. Elle intervient également sur 3 autres thèmes : la sexualité, les risques auditifs et les accidents de la route.

→ On parlait d’Avenir Santé 44 dans notre numéro #17 « Chères addictions, comment allez-vous ? »

Vendredi 18 décembre – Les nomades !

Les Nomades, c’est une bibliothèque de vêtements itinérante animée par des bénévoles. Lors de notre rencontre fin 2018, elle faisait ses tous premiers pas à Nantes, en posant ses valises quelques après-midi par mois sur les quais de l’île de Nantes ou du centre-ville.

Le principe : pour déposer et prendre des vêtements dans les rayons des Nomades, il faut s’abonner, comme à la bibliothèque. Puis il suffit d’amener quelques vêtements pour créditer son compte de ses premiers points. Un t-shirt = 3 points, un manteau = 24 points, etc. Et c’est parti pour les échanges !

Deux ans plus tard, Les Nomades ont bien grandi, rejoints par de nombreux fans de fripes ! L’ensemble de ses sorties sont suspendues durant le confinement, mais reprendront dès que possible. Rendez-vous au printemps !

→ On parlait des Nomades dans notre numéro #18 « Mode : moi je retourne ma veste »

© Stéphane Mahé/Les Autres Possibles

Samedi 19 décembre – Min à Watt !

Min à Watt, ce sont 3000m2 de panneaux solaires installés sur les toits du nouveau MIN nantais, le Rungis local, qui servent à alimenter en électricité 900 de ses frigos.  On parle de “projet d’énergie citoyenne” car il est en grande partie financé (à hauteur de 140 000€ !) et dirigé par des citoyens engagés pour le développement des énergies renouvelables. 

Six mois après notre reportage, le toit solaire du MIN était inauguré, le 22 juin 2019, grâce à 304 citoyens-investisseurs. C’est la plus grande centrale photovoltaïque citoyenne en France. Et elle est à Rezé !

→ On parlait de Min à Watt dans notre numéro #19 « L’énergie est notre avenir, produisons-la ensemble ! »

© Aurélie Bacheley/Les Autres Possibles

Dimanche 20 décembre – I-Boycott !

Cette asso nationale organise régulièrement des campagnes de boycott contre des groupes industriels dont elle juge les pratiques nocives pour l’environnement et les hommes.

Objectif : créer un contre pouvoir par l’acte d’achat, en informant le public. L’antenne nantaise est née en 2017. “Une fois que les gens apprennent que Starbucks ne paye pas ses impôts en France, ils ont tout de suite moins envie d’aller y boire leur café”, nous expliquait un membre de ses membres. 

Où en est l’asso deux ans plus tard ? Parallèlement à ses campagnes en cours contre des marques comme Lavazza, Nike ou Lactalis, les bénévoles d’I-Boycott Nantes se sont engagés dans la campagne locale “Stop Amazon 44”, contre l’implantation d’un hangar géant de l’entreprise dans le vignoble et pour le boycott de la plateforme au profit des commerces locaux !

→ On parlait de I-Boycott dans notre numéro #20 « Citoyens et politique : coucou c’est nous »

© I-boycott

Lundi 21 décembre – Quand l’abattoir vient à la ferme !

Constitué d’une cinquantaine d’éleveurs de Loire-Atlantique, le collectif “Quand l’abattoir vient à la ferme” travaillait alors à un système d’abattoir mobile, leur permettant d’accompagner leurs bêtes jusqu’au bout en les faisant tuer à la ferme. Pour ces éleveurs, c’est l’espoir d’un retour à plus de dignité pour les animaux, et pour leur métier.

Un an et demi plus tard, le collectif a donné naissance à l’association AALVie, pour “Abattage des animaux sur leur lieu de vie” et rassemble désormais 150 éleveurs, bio et non bio, de Loire-Atlantique et de Vendée. Guylain Pageot, éleveur de vaches laitières à Villeneuve-en-Retz, en est devenu le président, et le label de commercialisation « Né, élevé et abattu à la ferme » est prêt pour authentifier cette viande.

→ On parlait d’abattage à la ferme dans notre numéro #21 « Brisons nos chaines alimentaires »

© Stéphane Mahé/Les Autres Possibles

Mardi 22 décembre – Les conférences gesticulées !

Les conf’ gesticulées sont des one man shows militants qui permettent aux conférenciers de partager leur savoir et leurs idées dans un domaine de façon ludique et vivante. Ils sont une centaine à se lancer chaque année en France. Ici en photo au Live Bar en juin 2019, Daniela, assistante d’éducation, jouait sa conf’ “Les culottes rouges” sur les cycles menstruels pour aider femmes et hommes à y voir plus clair sur le sujet. 

À mi-chemin entre le spectacle de théâtre et le cours du prof inspiré, ces conférences font mouche et remplissent facilement les salles municipales et les bars de Nantes et d’ailleurs. Malheureusement, 2020 ne leur a laissé que peu d’occasion de se produire… Espérons que 2021 leur sera plus favorable !

→ On parlait d’abattage à la ferme dans notre numéro #22 « Retour vers la culture populaire »

© Jean-Félix Fayolle / Les Autres Possibles

Mercredi 23 décembre – Hors la Loire !

Hors La Loire, c’est une dizaine de copains qui ont décidé, un beau jour, de s’organiser pour vivre ensemble, à la campagne, dans un hameau des bords de Loire entre Nantes et Angers, et y monter leur projet : promouvoir “un mode de vie basé sur l’écoresponsabilité, l’échange, l’autogestion et la culture”. (Lire notre article complet)

Pas facile quand on n’est pas du coin. “Au départ, on ne connaissait pas grand monde, nous expliquait alors Nicolas Gonzales, membre du collectif. Mais on ne voulait pas être une communauté qui vit enfermée sur elle-même”

Depuis son installation, la bande a lancé, entre autres, une activité d’écopâturage, une microferme, et créé une association qui se retrousse les manches pour organiser régulièrement des après-midi jeux, des concerts et des guinguettes… Comme leur rendez-vous d’été intitulé “la bringuette” !

→ On parlait de Hors la Loire dans notre numéro #23 « Ville : c’est pas la taille qui compte »

© Stéphane Mahé/Les Autres Possibles

Jeudi 24 décembre – Les Petits Frères des Pauvres !

Pour rompre les solitudes des seniors isolés, les bénévoles des Petits Frères leur rendent visite régulièrement et tissent des liens. Nous avions alors rencontré Franck, clissonnais de 61 ans, accompagné par l’asso : un bénévole habitant Gorge, tout près de chez lui, lui rend visite régulièrement. Ils sont ainsi 13 000 en France à rompre l’isolement des plus de 60 ans par les liens qu’ils choisissent de tisser avec eux. (Lire l’article complet)

2020 et la pandémie de covid 19 auront encore accentué cet isolement des personnes âgées en France. Selon un rapport des Petits Frères des Pauvres, 720 000 d’entres elles n’auraient eu aucun contact avec leur famille pendant le premier confinement. L’association a redoublé d’effort durant cette période, et aujourd’hui encore, pour maintenir le contact avec ses bénéficiaires et en accompagner de nouveaux…

→ On parlait des Petits Frères des Pauvres dans notre numéro #24 « Et l’amour dans tout ça ? »

© Stéphane Mahé/Les Autres Possibles

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