juin 2020

Édition spéciale sur le web

Notre bimestriel local en papier s'est transformé en webzine local pour les mois d'avril et mai. Jour après jour pendant le confinement nous avions publié des nouvelles fraîches des initiatives locales solidaires et durables, une sélection de nos articles à relire pour s'inspirer en ces temps de confinement, et aussi de quoi s'aérer. Nous laissons cette page ouverte.

Voici moult idées pour agir dès maintenant pour le monde d’après

En attendant que le virus nous rouvre la porte… Les assos et les collectifs engagés proposent quelques leviers simple à activer depuis son salon ou son quartier. Une façon de passer, dès maintenant, à un monde plus solidaire et respectueux de l’environnement. 

Par la rédaction
Publié le 8 avril 2020
——

Lire aussi : Le monde d’après existe déjà et il est au bout de la rue


Monter une Amap dans son quartier

Après avoir vérifié qu’il n’existait pas déjà une Amap à rejoindre près de chez soi sur l’annuaire cartographique des Amap du département, l’Inter AMAP 44 propose de profiter du confinement pour monter un groupe de consommateurs de produits locaux : 

Une seule condition à réunir pour démarrer une AMAP : se mettre en lien avec deux ou trois familles de son quartier pour coordonner les distributions. L’inter AMAP 44 se charge ensuite d’animer et de faire connaître votre projet via son site internet et l’outil numérique Cagette.net pour que d’autres familles s’inscrivent. Nous vous mettons ensuite en relation avec les paysans producteurs bio autour de chez vous.

C’est quoi une amap ? “Amap” signifie Association pour le maintien d’une agriculture paysanne. Chaque Amap de quartier met en lien, sans intermédiaire, un groupe de consommateurs avec des producteurs locaux. Les clients s’engagent (par exemple en s’abonnant pour six mois) à recevoir chaque semaine un panier de produits frais de saison (10 € le panier hebdomadaire de produit bio et locaux, par exemple), tout en assurant un revenu décent aux paysans. Une Amap est animée bénévolement par ses membres.

Vous aviez déjà vu une si belle photo de tomates ? (Festival de la tomates – Domaine public)

Lire aussi : Où acheter durable, solidaire et confiné sur la métropole nantaise ?


Recenser les low-tech du monde entier

Le Low-tech Lab propose aux internautes de profiter du confinement pour lui filer un coup de main : “Nous développons une base de données collaborative qui recense l’écosystème low-tech autour du monde : associations, entreprises, ONG, collectivités, particuliers, etc. On en est déjà à 500 mais il en existe bien plus ! Vous connaissez des initiatives low-tech ? Recenser-les en 2 minutes chrono via ce lien. Plus simple encore : une liste d’initiatives est déjà prête et n’attend plus que vous !

C’est quoi une low-tech ? L’inverse d’une high-tech. Ce sont des équipements, des systèmes ou des outils simples et accessibles : facile à fabriquer avec des matériaux peu coûteux et durables. Les low-tech cherchent à répondre prioritairement aux besoins de bases : accès à l’eau, à l’alimentation et à l’énergie.

C’est quoi Le Low-tech Lab ? Une association basée à Concarneau, en Bretagne, dont la mission est de sourcer, documenter, expérimenter, diffuser et transmettre les low-tech. C’est elle, par exemple, qui a monté l’expédition Nomades des Mers, une aventure en voilier à la rencontre des inventeurs low-techs du monde entier et dont Coline Billon de l’asso nantaise La Tricyclerie a fait partie.

Essai de Low tech d’hydroponie : une culture sans terre, plus économe en eau. (CC BY-NC-ND 2.0 – Hydroponie – GOB Elaine Le Floch)

 


Lire aussi : Les acteurs culturels nantais continuent d’inventer pour qu’on(finé) s’évade


Compter les oiseaux avec la LPO

La LPO, la Ligue de protection des oiseaux, et Faune France lancent un nouveau programme de comptage des espèces dans le cadre du confinement, baptisé « Confinés mais aux aguets« . En ville ou en campagne, chacun peut participer depuis son jardin, son balcon ou sa fenêtre. Il suffit d’observer et de compter les oiseaux que l’on parvient à identifier : merles, corneilles, moineaux, mésanges, pigeons… puis de transmettre les données récoltées. Comment ? Cela dépend de la durée d’observation, tout est expliqué dans le mode d’emploi. Pour les débutants, la saisie “par liste” est conseillée. On appelle ça de la science participative. C’est une action qui peut être décisive pour les associations dans leur mission de protection des espèces, y compris les plus communes, tout aussi menacées.

Oh le beau moineau ! (CC BY-ND 2.0 – tongim29)

Passer au jardinage zéro déchet, maxi biodiversité

Pour ceux qui ont la chance d’avoir un jardin en ce printemps de confinement, c’est le moment ou jamais de lire le petit guide du jardin zéro déchet de l’ADEME, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. On y apprend, entre autres, à réutiliser ses feuilles mortes et les branchages issus des tailles, à créer des allées et des clôtures avec ce que l’on a sous la main, à tondre moins, ou plus haut, pour laisser un peu de nourriture aux bestioles du coin, etc. Avec à la clé plus d’insectes, plus d’oiseaux, des économies d’eau, de temps et de trajets dans les déchetteries… Ça tombe bien, elles sont fermées en ce moment !

Découvrir une nouvelle monnaie libre

S’il est plus compliqué, en ce moment, d’activer le levier des “monnaies locales”, comme le Retz’L et la SoNantes, qui incitent à consommer plus local, c’est peut-être le bon moment, en revanche, pour s’intéresser à cette nouvelle monnaie libre : la G1, prononcer “Jüne”. Cette monnaie, entièrement numérique, est pensée pour ne pas générer d’inégalités. Difficile à comprendre ? Justement, chaque mardi soir pendant le confinement, les apéros nantais de découverte de cette monnaie numérique libre G1 se passent en ligne.

Féminiser Wikipédia

On vous en parlait dans le numéro #22 des Autres Possibles, à Nantes, des ateliers féministes s’efforcent de féminiser la culture sur Wikipédia, en participant à la rédaction de l’encyclopédie en ligne la plus visitée au monde. Portés notamment par le collectif Les Sans pagEs, ces ateliers consistent à écrire de nouvelles biographies de femmes ayant marqué leur époque ou leur discipline pour la plateforme, ou à corriger les biais de genre des articles déjà publiés. Tout le monde peut participer, puisque tout le monde peut devenir rédacteur pour l’encyclopédie : la page d’accueil des nouveaux rédacteurs ici.


Lire aussi : Wikipédia, où sont les feeeeeeemes ?


Et beaucoup d’autres gestes virtuels à impact réel :

Ouvrir un compte d’épargne solidaire à La Nef, la seule banque éthique 100% transparente en France, changer de fournisseur d’électricité (coucou Enercoop), dégoogliser ses outils en ligne (coucou Framasoft), changer de moteur de recherche (coucou Lilo), nettoyer sa boîte mail pour éviter de faire tourner des serveurs et dépenser de l’énergie inutilement…

=> Vous avez d’autres suggestions à ajouter à cet article ? Écrivez-nous !

À lire aussi sur Les Autres Possibles

→ Les articles de notre édition spéciale web sur les initiatives local en temps de confinement
→ Les articles des Autres Possibles en accès libre, sélectionnés pour vous inspirer en cette période
Illustration Quentin Faucompré pour Les Autres Possibles numéro #22 « Retour vers la culture populaire ».

Qui sommes-nous ?

La boutique

Les points de vente